| |
 |
| Derniere actualité sur Consommations |
|
|
|
 |
 |
|
|
DINDON
Le plus gros des oiseaux de basse-cour est le dindon et plus il est gros, meilleur est-il.
Cette oiseau n'est connu que depuis la découverte de l'Amérique, dont il est originaire. Mais il se plaît, depuis lors, dans certaines provinces françaises, le Pertois champenois et la Brie où il est élevé avec soin et profit.
Dans son jeune âge, le dindon est fort délicat, craignant à la fois la pluie, le soleil, le serein et la rosee, il veut en somme un temps de demoiselle tiède et sec 5 il se promène sur les belles .grandes routes pâles, en s'arrêtant pour picoter îes herbes et les fruits tombés.
Parfois, sur le plateau normand, on voit se découper de singulières vignettes sous Je ciel bas de novembre : un troupeau de dindons noirs aux minuscules têtes encapuchonnées de rouge, suit une fillette échappée de l'école \ ils s'en vont ensemble vers les fermes abandonnées, parmi des éboulis de pierres et des creux des fossé où poussent les orties, dont ces bêtes sont friandes.
Ce bel oiseau est suralimenté avec des noix, — cela augmente encore la blancheur de sa chair ainsi que la finesse de son goût.
Le renom de notre élevage traverse la Manche.
Il y a un siècle, la dinde truffée était considérée comme un mets de grand luxe. Aujourd'hui la dinde et îes truffes sont de la bonne alimentation usuelle. Mais cette antique croyance a subsisté chez le médiocre financier qui dirigea en l'an d'inquiétude 1919 le mouvement de notre trésorerie : la dinde truffée a été désignée dans la liste des dépenses somptuaires, afin d'en priver le poilu et sa famille.
Des troupeaux entiers de dindons partent de Honfleur et du
Havre, vers la £n de décembre pour l'Angleterre ; et les Iles Britanniques festoient on Christnaas-day avec des trench turkeys,
|
|